Hier soir, j'ai eu la chance d'assister à un concert de valiha donné par son "prince", le célèbre Rajery (prononcer [radjèr]). Première constatation, d'ordre sonore, le dernier A de VALIHA ne se prononce pas. Va pour [vali] !
Les quelques dictionnaires qui connaissent ce mot (ODS, Wikipédia) lui attribuent le genre masculin. Pourtant, Rajery dit "la" valiha. Va pour "la" !
Le corps de l'instrument est un segment de bambou (entre deux nœuds naturels), fendu longitudinalement (pour la caisse de résonance), et autour duquel sont tendues 18 cordes (en câble de frein de roue arrière de vélo).
Dépourvue de frettes, la valiha s'apparente plus à la harpe qu'à la guitare. Toutefois, des chevilles (en calebasse) placées sous les cordes permettent, en les faisant glisser, de modifier l'accordage. Ainsi Rajery a-t-il pu varier les tonalités plusieurs fois pendant le concert.
