Plusieurs autres adjectifs issus de patronymes utilisent le suffixe -ESQUE. La plupart font référence à des peintres célèbres : Le Caravage → caravagesque, Giotto → giottesque, Goya → goyesque, Ingres → Ingresque, Léonard de Vinci → léonardesque, Raphaël → raphaélesque, Rembrandt → rembranesque, Titien → titianesque.
Dans le cas de hanounesque, le suffixe -ESQUE évoque moins le côté pictural et prestigieux que le côté grotesque, gaguesque, et surtout clownesque (et sa rime riche) pour sa proximité avec le personnage du bouffon (cf Cyril Hanouna : bouffon devenu roi, protégé de Bolloré).
« La commission d'enquête de l'Assemblée sur les chaînes d'info devait éclaircir un fonctionnement contesté. Elle s'est changée en pantalonnade hanounesque. » (source https://lejournal.info/article/tnt-la-bouffonnerie-parlementaire/)
Pour former un adjectif relatif à une personne, le choix du suffixe dépend principalement de la terminaison du patronyme. Par exemple, les noms en -É appellent le suffixe -ÉEN (Hergé → hergéen, Linné → linnéen). Concernant la finale -A (celle de "Hanouna"), l'emploi du suffixe -ESQUE n'est pas injustifié (cf Goya → goyesque), au même titre que l'inévitable suffixe -IEN, déjà employé pour adjectiver deux écrivains en -A : Zola et Kafka. Si zolien n'est pas d'usage courant, kafkaïen en revanche a largement dépassé le cadre littéraire. On trouve quelques occurrences de "hanounien" (mais aucune de "hanounaïen") : « Finalement, Emmanuel Macron a tranché : il ne participera pas au show hanounien. » (source).

