Le virelai appartient aux formes poétiques médiévales. Celle-ci étaient, à l'origine, toutes chantées. Ces formes se perpétuent jusqu'au XVIe siècle (période de la Renaissance). Les autres formes poétiques médiévales sont : le lai, la villanelle, le triolet, le rondel, le rondeau, le rondeau redoublé, la ballade, la petite ballade, le chant royal.
Le virelai est une forme fixe qui a évoluée au cours de son histoire. A l'origine, il se compose d'une série de strophes que l'on peut aussi nommer "couplets" si l'on considère le caractère chanté du virelai. Il se compose d'une série de strophes (ou couplets) dont la première est précédée d'un refrain qui revient à la fin de chaque strophe. Il y a généralement 3 strophes/couplets et un jeu sur 2 rimes (d'après Jean Dufournet et Claude Lachet, Littérature française du Moyen-âge, II, GF Flammarion, 2003).
Des variations ont ensuite été introduites quant au nombre de couplets, de vers, de rimes et de syllabes par des auteurs tels que Guillaume de Machaut, Froissart, Christine de Pisan, Eustache Deschamps. Même le refrain qui était resté le trait commun du virelai, s'est trouvé réduit au premier vers dès que le virelai n'a plus été chanté. A partir de ce moment, le virelai a été souvent confondue avec le lai, le rondeau ou la ballade (d'après F.Argod-Dutard, Eléments de phonétique appliquée, A.Colin, 2006).
Quelques virelais à lire (d'époque ou modernes) :